Qu’il s’en aille et que vive la démocratie ! (avril 2023)

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Qu’il s’en aille et que vive la démocratie !

Encore une fois, le Président de la République a montré le peu de cas qu’il fait de la démocratie en utilisant le trop célèbre article 49 alinéa 3 de la Constitution. Il utilise la violence institutionnelle pour faire passer sa loi sur les retraites, dont chaque Ignymontain, chaque Ignymontaine subira les conséquences néfastes.

Ceux qui ont su repérer les « signaux faibles » n’en seront pas étonnés. Dès le début de son premier mandat, monsieur Emmanuel Macron avait utilisé la violence symbolique, disant que sa présidence serait jupitérienne : Jupiter, celui qui dispose de la foudre et l’utilise. Il savait que sa politique serai ultra minoritaire.

Très vite, il a utilisé la violence physique à l’encontre des manifestants pacifiques, notamment envers le mouvement dit « des gilets jaunes ». Quelques dizaines de mains arrachées, de pieds déchiquetés ou d’yeux crevés à coup de grenades. Sans oublier les arrestations arbitraires et les gardes à vue sans fondement qui perdurent encore.

Mais « la rue » ne lui suffisait pas. Après l’avoir molestée, il lui fallait s’attaquer à la représentation nationale. Monsieur 27,85 % a utilisé plusieurs articles de la constitution pour empêcher les députés et les sénateurs de débattre sereinement, réduisant les débats à leur portion congrue.

Fort heureusement, les parlementaires de la NUPES ont su résister en adoptant une stratégie qui a empêché le vote de la loi des voleurs des dernières années de la vie.

Pendant que le Président du Sénat tentait de trouver un accord au sein de la droite (conservant quoi qu’il en coûte le régime spécial sénatorial). Mais Macron se moque de Gérard Larcher comme de son premier biberon et il est passé outre, faisant sienne une parole d’un des personnages de Plaute : « Je suis le maître, je parle. Obéissez »

Mis en place à la fin de la seconde guerre mondiale, le système de retraite avait été pensé par le Conseil National de la Résistance, aboutissant à un compromis entre la gauche et la droite gaulliste (Cf. notre tribune précédente).

Aux dernières nouvelles, il s’agirait de « rassurer » les milieux financiers en prélevant quelques milliards sur le dos des retraités, particulièrement sur ceux qui sont le plus en difficulté. Toujours avides de nombreux milliards ils veulent imposer, sans le dire, un système par capitalisation. En confiant, par exemple, notre future retraite au Crédit Suisse ? La lutte des classes existe encore, Macron le sait et a choisi son camp depuis longtemps.

Monsieur le Président, la démocratie ne se fait pas en gouvernant contre le peuple. Elle ne se fait pas plus, comme le disait un de vos prédécesseurs, à « la corbeille » (la bourse), alors : partez !

Montigny Solidarité
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