Vite ! La 6ème République ! (mai 2022)

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Vite ! La 6ème République !

Le principe démocratique est une chose simple : le peuple est souverain. Chaque être humain participe aux choix au sein de la société, à égalité avec les autres. Les décisions sont prises à la majorité : c’est ce qui leur donne la légitimité.

Les difficultés commencent lorsque l’on passe de la théorie à la pratique. Si le vote est un outil fondamental, il n’est cependant pas une garantie : à regarder de près, on trouvera de par le monde nombre de pays dans lesquels le vote n’a qu’un rapport éloigné avec la démocratie.

Le vote doit d’abord être positif, c’est à dire pour un programme dont on partage la majeure partie des propositions (les partager toutes est inatteignable et sûrement pas souhaitable). Un vote contre, s’il est parfois utilisé, ne peut pas définir une orientation.

L’élection présidentielle que nous venons de vivre ne répond pas entièrement à ce critère. Le premier tour offrait un choix. Le second était plutôt celui de l’évitement. On ne peut pas le reprocher aux candidats, c’est la nature même du scrutin qui le décide suivant la formule bien connue : au premier tour on choisit, au second on élimine.

Au-delà du mode de scrutin, l’élection d’une seule personne ne peut pas refléter l’ensemble des opinions. Le but n’est pas de choisir un monarque absolu, décideur de tout. La vraie démocratie se fait à l’Assemblée nationale : encore faudrait-il que les députés soient élus à la proportionnelle intégrale, sans correction, sans prime en nombre de sièges.

En démocratie, c’est à l’Assemblée Nationale de prendre les décisions et éventuellement de contraindre le gouvernement, pas le contraire. L’assemblée n’étant pas « unicolore », cela oblige à des discussions argumentées et à des compromis. C’est la base même du consentement à la loi.

Les institutions de la cinquième République n’ont jamais été favorables à la démocratie. Il est grand temps de les changer. Elles organisent la suprématie du Président de la République sur le parlement, tout en mettant en œuvre l’absence de légitimité présidentielle.

Evitons de conclure hâtivement, de façon binaire, comme certains le font pour éluder le débat. Ce n’est pas parce que nous ne sommes pas dans une démocratie « parfaite » (si toutefois cela peut exister) que nous sommes en dictature. Il y a entre les deux toute une palette de possibilités, donc de choix et d’améliorations à faire.

Mais cela implique d’autres institutions, une autre constitution. Vite, la mise en place d’une assemblée constituante et la sixième République, sociale, démocratique, écologiste et laïque.

Montigny Solidarité

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